Je frissone. J'ai froid. Un peu normal, je vien de me prendre une boule de neige dans la tronche. Expéditeur ? Alicia. Dans le parc, il n'y a personne. Personne, à part nous bien sûr. Il semblerait que nous soyons les seules à apprécier la neige, ici... Et pourtant, c'est magnifique. Les lueurs orangées du crépuscules se reflètent dedans, comme si la poudreuse était constituée de milliards de diamants. Les arbres la portent comme un manteau, mais les élèves de Poudlard semblent la rejeter. Comme s'il n'appréciaient pas que quelque chose d'autre que magique soit merveilleux. Et pourtant c'est le cas.
J'ai froid. Mes mains, nues, sont rouges, mais je ne m'en soucie pas. Non, ce qui m'inquiète, pour le moment, c'est plutôt cette énorme boule, que me prépare Alicia...(
com lise : Mdr ça fait filme d'horreur ta manière d'écrire mais la situation est tellement drôle en réalité que ça donne un effet bizare! )
Je me relève en vitesse, me penche, ramasse un gros paquet de neige, et le balance à Alicia. Grave erreur que de ne pas l'avoir tassée. Un souffle de vent passe entre nous, disperse tout. Juste le temps d'esquiver un projectile qu'un autre arrive. J'esquive encore. La dernière boule que j'ai lancé m'a servi de leçon. Je tapote doucement celle que je prépare, l'arrondis, la lance de toutes mes forces dans la direction d'Alicia. Un tir parfait.
Je l'entends crier, elle s'effondre. J'attends un instant avant de joindre mon rire au sien. Soudain, elle se tait. Un silence qui ne me plaît pas...
Je m'approche. Elle est étendue dans la neige, là, sa cape noire se découpant clairement, ne laissant sur la neige fraîche aucune autre empreinte que celle de son corps, allongé dans un silence de mort. Je m'approche encore, lui dis :
"Alicia ?"
Elle met un peu de temps à répondre.
"J'ai vu quelque chose, Angel. Quelque chose d'horrible..."
Je la questionne, elle ignore mes interrogations. Nous rentrons finalement au château.
Elle est morose. En nous voyant arriver dans la salle commune, Fred lève un sourcil interrogateur. Je hausse les épaules en réponse.
Il n'en faut pas plus pour convaincre Fred de faire quelque chose. Il se jette littéralement sur George, lui chuchote quelque chose à l'oreille, et les voilà déjà partis dans un numéro de démonstration de produits Weasley. Il y a des fois, je les admire vraiment.
Encore une fois, le numéro fait de l'effet. Alicia retrouve un demi sourire. Je me demande vraiment ce qu'elle a vu, parce que ça doit être vraiment grave pour qu'elle se mette dans cet état. Alicia n'est pas le genre de fille à s'inquitéter pour rien. A faire n'importe quoi pour rien, en fait. Je crois que c'est pour ça qu'on se ressemble tellement...
Le soir, alors que je la croyais endormie depuis longtemps, j'entends un murmure s'élever :
"Angel ? Tu dors ?
- Non...
- Angel, je voulais te dire quelque chose..."
Je me retourne. D'habitude, la timide qui hésite à lancer un sujet, c'est moi. Et c'est Alicia qui encourage...
"En fait, George m'a proposé d'aller au bal avec lui mais j'hésite un peu à accepter, tu comprends, je sais pas vraiment si...
- Je serais toi, j'irais avec lui... Il est beau, sympa, drôle, populaire, mystérieux, galant, gentil, attentionné, et..."
Un rire discret m'interromps. Ben qu'est-ce que j'ai dit ? Je joue mon rôle de persuasion, moi... Aucun rapport pour un quelconque sentiment que j'éprouverais pour George ! Non mais pour qui elle se prend, à se moquer de moi, alors qu'avec George, on s'échine à leur organiser un rendez-vous ?
Vraiment, la prochaine fois, elle s'arrangera toute seule, plus de bonne poire d'Angelina pour l'aider à faire le premier pas-premier pas qu'elle n'a même pas fait, soit dit en passant-.
"Oh, faut pas te vexer, Angel, je rigolais pas pour toi, c'était à cause du hibou qui vient de s'écraser contre la fenêtre..."
Un hibou ? S'écraser sur la fenêtre ? Mon pauvre petit cerveau a du mal à faire le tri. Je tourne la tête. Aucun hibou contre la fenêtre, juste la buée formée par le froid. Donc, en plus de ça, on me prend pour une cruche.
Y en a marre, vraiment. Je me retourne. Juste le temps d'entendre un petit "désolé" d'Alicia que déjà, je tombe dans le sommeil.
☆☆☆
24 décembre. On
est le 24 décembre.
Elles vont bientôt arriver. J'en suis sûre. Avec Alicia, depuis 5 heures du matin, nous guettons dans la grande salle. Je suis sûre que c'est aujourd'hui, et Alicia partage ce sentiment. Depuis septembre qu'on les attend, depuis septembre qu'on nous dit qu'elles vont bientôt arriver. Aujourd'hui, c'est LE jour.
Une bourrasque de vent s'engouffre dans la grande salle, juste avant que quatre hibous grands ducs apparaissent, portant un fin et grand paquet noir.
Enfin ! Ils se posent devant nous, évitant habilement tous les verres et les plats présents à la table des Gryffondor. Un minuscule hibou est arrivé, aussi, on dirait celui de Ron... Je fourre la lettre dans ma poche, et je reporte mon attention sur le paquet tant convoité...
Nous prenons une grande inspiration, commençons à ouvrir. Elles sont bien là. Magnifiques. Comme on nous l'avait prédit.
Dans du papier de soie blanc, elles sont là. Je n'en reviens pas. La mienne est au dessus. Nous nous dépêchons de remonter dans notre dortoir avec le précieux paquet.
En fait, ce n'est pas vraiment un dortoir. On n'est que deux. Il y a juste un autre lit, et deux matelas, alors parfois, on se fait des soirées entre filles. Il nous est même arrivé d'inviter Hermione Granger... Au fond, elle n'a pas si mauvais caractère que ça !
A peine arrivées, nous verouillons la porte. Il ne faut SURTOUT pas qu'on nous voie avec avant. Nous réouvrons le paquet, et là, ça nous saute une fois de plus aux yeux. Elles sont magnifiques. Deux robes, commandées en septembre à Mme Guipure. Des pièces uniques. Mais on y a mis le prix !
La mienne, noire, m'arrivera un peu en dessous des genoux. Un peu bouffante en bas, elle est moulante au niveau du buste. Un peu de tulle en bas, quelques paillettes, disposées de façon aléatoire... Magnifique. Et à côté, la paire de ballerine que j'avais commandée. Parfaites pour danser sans se faire mal aux pieds et avoir un minimum de style.
Celle d'Alicia est gris perle, beaucoup plus longue, assez moulante, avec une large ceinture blanche sous forme de ruban. La mienne est sans bretelles, la sienne en a de fines.
Je sens vraiment que Pansy Parkinson sera verte de jalousie en nous voyant ! Alicia file essayer sa robe. Moi, j'attendrais un peu. Machinalement, je sors la lettre de tout à l'heure de ma poche, l'ouvre, arrondis les yeux.
Tu dois te demander qui est le naze qui t'écrit pour te demander de l'accompagner au bal de noël, c'est moi. George. Bon, si je te propose, c'est juste entre amis, hein ! Et puis aussi parce que même si tu as au moins chaque jour propositions, tu les refuses toutes... Donc, je me disais que puisqu'il fallait bien que tu y ailles avec quelqu'un, pourquoi ça serait pas moi ?Je souris. C'est vrai, il faut bien que j'y aille avec quelqu'un, et c'est vrai aussi, pourquoi pas lui ? Je retourne le parchemin, griffone un "oui" dessus, signe "Angel", monte en quatrième vitesse à la volière, envoie le hibou, redescends.
Alicia vient juste de sortir de la salle de bain. A mon tour !
Voilà !! Un chapitre assez long, comme le dernier était plus court...
Pour la suite je veux encore 30 coms =)
Mais vous avez tardé à me mettre les 20 coms demandés pour le chap précédent, j'espère que vous n'aurez pas trop de mal avec celui là ^^